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Le charme des transports

Ah, vous étiez prévenus, me revoilà!

 

Comme je vous l'ai expliqué dans mon précédent post, j'ai fait une rentrée hors des gymnases (ok, encore un p'tit peu, c'est vrai, mais faut bien rentabiliser tous les salaires claqués chez Nike Outlet et Décathlon!), et renoué avec les joies des transports en commun.

 

Mon parcours est, disons...exotique. Du fin fond de ma banlieue pourrie au 16ème, en passant par le commun des mortels des points centraux, je passe chaque jour d'un extrême à l'autre, sans jamais ( vous m'entendez?! jamais!) perdre de vue ma problématique personnelle (euh, QUI a parlé de ma culotte de cheval?).

 

Et malgré la trace de l'oreiller mise en valeur par la sueur qui perle sur mon front après mon sprint matinal qui pourraient laisser penser que je ne suis pas encore hyper bien réveillée, telle un chien de chasse, je suis toujours à l'affût.

 

Quand les portes du RER ne se ferment pas en me frôlant le derrière, je commence sur le quai. Et j'ai différentes stratégies selon l'endroit où je me trouve.

 

Direction Paris? Cibler le wagon dans lequel l'hygiène corporelle de mes compagnons de voyage est la moins déplorable, éviter les gens bien réveillés qui n'ont que faire de mon état comateux, et faire en sorte de me trouver loin des mélomanes généreux qui font profiter de leurs basses à 10 mètres à la ronde (et encore, ça, ça ne vaut pas les jours de chance où on a droit à un petit chant folklorique directement sorti d'un mauvais smartphone). A ce moment, mon corps encore assoupi n'a cure du renouvellement de la population, mes hormones dorment...d'un oeil!

Alors, après un rapide repérage, parce qu'on ne sait jamais (rrrrrroh non, pas lui. Christophe! Retourne sur ton disque, vire de mon blog bon sang on t'a pas sonné!), j'adopte la parisienne' attitude: froncement de sourcils à la moindre incivilité, et développement de mon syndrome autistique à grands renforts de trucs primordiaux (checker les ventes privées avant qu'il n'y ait plus rien par exemple) à faire sur mon iPhone.

 

Toumdouuum! 

« Vous êtes arrivés à la foire aux bestiaux Gare de Lyon. Veillez à ne pas oublier vos affaire et prenez garde à la descente du train. ».

 

 

Là, c’est rigolo, on se croirait à l’ouverture des soldes chez H&M au départ d’un marathon.

 

Pour la majorité des gens, il s'agit de ne pas rater leur correspondance pour laquelle ils ont 10 minutes de retard parce qu'il y avait des feuilles mortes sur les rails*. Pour d'autres, c'est moins finaud, mais l'idée c'est d'être le premier à faire le pied de grue sur le quai du prochain train (vas comprendre Charles!). Et puis, pour moi, c'est le lancement quotidien de mon détecteur à Prince Charmant (s'affole pas souvent le bougre).

 

C'est triste à dire, mais force est de constater que certaines lignes sont mieux alimentées que d'autres. Mieux, ça veut dire de meilleure qualité, mais ça veut aussi dire plus. Beaucoup plus. Dans le RER A, il y a beaucoup plus de monde. Vraiment beaucoup. C'est pour cette raison que régulièrement je me prends un coup de stress en regardant ma montre quand j'en laisse filer un dans lequel j'ai renoncé à m'entasser.

 

Seulement voilà, au bout d'un moment, faut y aller, bien que les wagons ne désemplissent pas, je finis, comme tout le monde par me lancer moi aussi dans cette séance de

 Et si quelques secondes plus tôt, un beau ténébreux tiré à quatre épingles ou un athlétique blondinet m'avait tapé dans l'oeil, l'expression prend tout son sens au premier coup de frein, les rendant nettement moins attrayants.

 

Enfin, quand bien même j'aurais été épargnée, est- on encore sérieusement en mesure d'obtenir une quelconque avancée sympathique coincée sous une aisselle pas très au fait du dernier déo à la mode et au- dessus d'une épaule pas plus au point sur le Head & Shoulders, soi-même regrettant la petite laine enfilée en prévision d'une journée un peu fraîche (il est évident que les experts météofrance ne prennent pas les transports)? Peut-on encore dignement s'imaginer que l'oeil de panda qui est en train de se dessiner sur nos cernes grâce au nouveau "cils de rêve" saura faire en sorte que le "putain connasse tu peux pas faire gaffe avec tes talons" se tranforme en "vous habitez chez vos parents?"? 

Euhmmm je ne crois pas, non.

 

 

* Alors là, j'aimerais beaucoup que ce soit une blagounette, mais promis, j'ai entendu ça plusieurs fois. D'ailleurs j'ai vraiment pensé à ce copain qui se pointait à la bourre en cours au lycée et disait sans ciller "j'suis désolée Madame, j'arrivais pas à refermer le pot de Nutella."

 



27/09/2013
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