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Bienvenus en 2013 (partie 2)

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Pour ce qui est du jour de l’an…

 

 

Meetme organisait une soirée à Paris où même les gueux les simples franciliens avaient le droit de venir, sans pour cela devoir vendre un de leurs organes. Alors j’ai pas hésité ! Connaissant mon courage décroissant à l’approche de tels évènements, j’ai payé tout de suite pour ne pas pouvoir  me débiner… c’était bien pensé.

 

 

… parce que… quand j’ai regardé les inscriptions (50 donzelles pour 20 bonshommes) j’ai été étonnée de ne pas trouver au programme un combat de boue à seins nus. J’ai compris pourquoi ca n’apparaissait pas quand j’ai jeté un œil à la tranche d’âge : les prothèses de hanche n’auraient jamais résisté.

 

 

Etrangement, mon excitation est légèrement retombée, ce qui explique sûrement que je ne me sois pointée qu’ à 23h56, clopin-clopant sur mes perchoirs*. Tandis que je patientais pour déposer mes affaires au vestiaire (lequel s’est révélé être plein…) un cacophonique « BONNE ANNEE » a retenti un peu partout, me laissant en pleine contemplation de mes chaussures, dépitée de n’avoir même pas de réseau pour me donner une contenance en hurlant mes vœux au téléphone, comme tous ceux qui n'avaient personne à galocher.

 

 

Je me suis alors retrouvée dans l’arène, avec mes valises mon sac, déterminée à trouver un poste stratégique où me faire oublier gentiment. A ce moment là, j’ai vraiment regretté d’avoir laissé mon coupe-coupe dans la voiture, parce que la jungle sauvage, chaude et humide de célibataires prêtes à tout pour mettre le grappin sur un de leurs rares homologues masculins, ne pouvait vraisemblablement pas se traverser avec une simple petite voix polie. Compte tenu des regards haineux que j’ai pu croiser, j’en ai conclut que je n’étais pas la seule à être déterminée, et que peut- être le combat de boue aurait lieu, mais dehors.

 

 

Une fois à destination, j’ai fait amie- amie avec une enceinte de bord de piste, si dévouée qu’elle est devenue aussitôt mon vestiaire et mon comptoir privatifs. Habituellement pourvue d'une mémoire plutôt défaillante, plusieurs éléments me sont pourtant revenus soudainement à l'esprit:

 

1/ je ne bois pas

2/ je n’ai pas de ronds pour me payer des consos à Paris, un soir de réveillon, quand je n’ai pas soif

3/ je ne fume pas non plus

4/ ma très jolie robe n’avait aucune poche où fourrer mes mains.

 

Tout ça pris en considération, j’en étais donc à me demander si je devais fuir rentrer ou rester, quand un jeune padawan de la tribu des ouaich- ouaich est venu m’inviter à danser. Ce n’était pas des plus flatteurs, mais il fallait l’admettre, rester seule non plus. C’est ainsi que j’ai commencé à éliminer consciencieusement les excès des fêtes, tout en gardant ouvert mon œil de guerrière sur les spécimens trentenaires dépourvus de greffon féminin.

 

 

Après quelques centaines de calories brûlées, je commençais enfin à sourire, quand tout à coup une odeur soufrée et tenace a trahit le festin de mon cavalier de fortune, m'ôtant immédiatement le sourire pour laisser place à une grimace incontrôlée probablement destinée à faire fuir la nausée ainsi déclenchée. Je n’ai pas tenu plus de quelques secondes avant de m'éclipser à l’étage, d’où j’ai pu admirer des scènes mythiques, que je reportais déjà sur mon calepin mental lorsque mes sauveurs sont intervenus.

 

 

Un adorable groupe de franco- américains m’a prise sous son aile pour le reste de la soirée, souriants, chaleureux et dansants.

 

 

Après avoir troqué mes escarpins contre des ballerines moins sexy mais moins dangereuses en cette heure avancée, je regagnais mon carrosse, toute enpaillettée et souriante, finalement satisfaite de ma soirée. Iphone en mode GPS et parapluie dégainé d’un côté, sac surchargé de l’autre, j’allais bon train dans la mauvaise direction quand, fidèle à moi- même, je n’ai pas résisté à l’appel de mon sens du burlesque. Je fonçais sans aucune appréhension au dessus d’une bouche de métro faire ma Marylin. Un quart de seconde pour faire un effort de mémoire et m’assurer que la culotte choisie ce soir là ne faisait pas partie des recluses, oufff, sauvée.

 

Il me fallait désormais chercher ma dignité sur mon téléphone, en attendant patiemment devant les regards moqueurs des fumeurs sortis s’intoxiquer sur le boulevard, que le bonhomme passe au vert.

 

 

HAPPY NEW YEAR ! 



08/01/2013
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